Résumé de la FAQ Loi sur la propriété condominiale
Les condominiums et le droit de propriété Les condominiums et leur gouvernance
Les charges de copropriété et le fonds de réserve
L’achat d’un condominium
La vie en copropriété
La création d’un condominium
Les états financiers Assurance pour l’association condominiale
Assurance pour le propriétaire d’une partie privative
Assurance pour le locataire d’un condominium Autres questions d’ordre général sur l’assurance
Assurance pour les administrateurs, dirigeants et bénévoles
Loi sur la propriété condominiale La Loi sur la propriété condominiale établit les règles d’exploitation et de gestion des condominiums au Nouveau-Brunswick. La loi actuelle, qui date de 1969, sera remplacée par une loi plus moderne le 1er janvier 2010. La nouvelle loi crée un cadre de protection des consommateurs pendant leurs démarches d’approbation, d’achat et de vente de condominiums. C’est le directeur des propriétés condominiales qui sera responsable de l’application de la loi. La nouvelle Loi sur la propriété condominiale entrera en vigueur le 1er janvier 2010. D’ici là, la Loi sur les condominiums (1969) (c. C-16) demeurera en vigueur. Les immeubles en construction avant le 1er janvier 2010 seront régis par les anciennes règles, à la condition qu’un permis de construire ait été délivré. La nouvelle Loi sur la propriété condominiale fera en sorte que la création de condominiums sera davantage conforme à ce qui se fait ailleurs au Canada. Elle offrira aux administrateurs et aux dirigeants d’associations condominiales de meilleurs outils pour gérer les associations, tels qu’une plus grande transparence, des comptes obligatoires de fonds de réserve, une meilleure reddition de compte au plan financier et la réalisation obligatoire d’études de fonds de réserve (pour les plus grosses associations). De plus, une période de réflexion de 10 jours permettra aux acheteurs potentiels de mieux étudier les documents et les règles régissant l’immeuble de condominiums dont ils s’apprêtent à devenir copropriétaires.
--------- Haut de la page --------- Les condominiums et le droit de propriété Un condominium est une forme de propriété résidentielle dans laquelle les parties privatives d’un grand complexe d’habitation sont détenues par des propriétaires plutôt que d’être louées. Les propriétaires de condominiums s’engagent au plan légal à partager la propriété et l’entretien de l’immeuble qu’ils possèdent en commun, alors qu’ils sont individuellement propriétaires de leur propre partie privative. Ces parties privatives sont souvent des maisons en rangée, des appartements et des maisons à deux étages, mais elles peuvent également être des locaux commerciaux, des entrepôts, une combinaison de parties privatives résidentielles et commerciales et, avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, elles pourraient même être le terrain lui-même. Lorsque vous possédez un condominium, vous êtes individuellement propriétaire de votre partie privative et vous partagez avec les autres propriétaires un pourcentage des parties communes. Habituellement, votre partie privative consiste en l’espace compris entre les murs finis de votre surface d’habitation. Contrairement à un appartement, cela signifie que vous possédez les armoires de cuisine, les appareils d’éclairage, toutes les cloisons intérieures et même le revêtement de sol. Les parties communes que tout le monde partage peuvent comprendre le hall d’entrée, les ascenseurs, la piscine, les installations sanitaires, le terrain, les murs extérieurs, les charpentes et les structures telles que les fenêtres, le toit, les portes extérieures et autres. Il se peut que vous ayez des droits d’« usage exclusif » à l’égard de parties communes situées à l’extérieur de votre partie privative. Vous ne jouissez pas d’un droit de propriété privée, mais plutôt d’un droit d’utiliser ces parties communes de manière exclusive. Celles-ci pourraient inclure les balcons, les places de stationnement, les aires de rangement, les allées et les parterres.
--------- Haut de la page --------- Les condominiums et leur gouvernance Une association condominiale administre la propriété condominiale et les affaires de la propriété. Elle est constituée des propriétaires de toutes les parties privatives de l’immeuble de condominiums et elle est régie par les règlements administratifs de la copropriété. Parmi les devoirs de l’association, on retrouve ce qui suit :
Tous les propriétaires de parties privatives sont membres de l’association condominiale. Le conseil d’administration de la copropriété est composé de propriétaires de parties privatives, qui y siègent bénévolement et qui sont élus par les membres de l’association condominiale. Pour les copropriétés comptant quatre parties privatives et plus, le conseil doit être composé d’au moins trois personnes, alors que pour les copropriétés formées de deux ou trois parties privatives, le conseil doit compter au moins deux personnes. Le conseil agit au nom de l’association condominiale et il est chargé de s’assurer que les exigences de la déclaration et des règlements administratifs sont respectées, ainsi que de surveiller la gestion de l’association. Le conseil voit à la conduite de ses activités opérationnelles en tenant des réunions régulières. Le conseil rend compte de son administration à l’association condominiale lors de l’assemblée générale annuelle ou lors d’une assemblée générale extraordinaire. Au moment de la création d’une copropriété, un conseil d’administration temporaire est nommé par le déclarant. Au fur et à mesure que les parties privatives sont vendues à de nouveaux propriétaires, ceux-ci éliront plus tard un conseil d’administration permanent. À titre de propriétaire d’une partie privative, vous avez le droit et l’obligation de voter sur les sujets présentés lors d’une assemblée générale, ainsi que sur des modifications apportées aux parties communes, aux règles et aux règlements administratifs. Dans la plupart des assemblées générales, le vote a lieu à main levée, mais vous pouvez également voter par procuration. Si une partie privative appartient à plus d’une personne, leur vote ne compte que pour un seul. Consultez vos règlements administratifs si vous avez besoin d’éclaircissement concernant le droit de voter. Chaque copropriété doit avoir une série de règlements administratifs qui régissent les parties privatives, les parties communes, ainsi que les droits et responsabilités de toutes les personnes concernées. Ces règlements administratifs peuvent varier grandement d’un immeuble à un autre. Par exemple, dans certaines copropriétés, les enfants ou les animaux pourraient être interdits d’y vivre, alors que dans d’autres copropriétés, si vous voulez rénover l’intérieur de votre partie privative, il se pourrait que vous deviez en demander la permission à l’association condominiale. Les propriétaires peuvent collectivement modifier les règlements administratifs afin qu’ils conviennent à leur immeuble en particulier. Pour ce faire, au moins 60 pour cent des propriétaires doivent voter pour la modification des règlements administratifs. Pour entrer en vigueur, les modifications doivent être enregistrées au bureau d’enregistrement des titres fonciers. Tous les propriétaires et chaque personne occupant les parties privatives doivent respecter les règlements administratifs de leur association condominiale. Dans certains cas particuliers, les règlements administratifs permettent à l’association d’imposer une amende aux propriétaires lorsqu’ils ne respectent pas les règles.
--------- Haut de la page --------- Les charges de copropriété et le fonds de réserve Les charges de copropriété représentent les montants que les propriétaires de condominium paient afin de couvrir leur part des dépenses communes découlant de la gestion de la copropriété et de l’entretien des parties communes. Les dépenses communes pourraient comprendre les primes d’assurance, le déneigement, l’entretien paysager, les réparations et l’entretien des parties communes, les frais de gestion de la copropriété, les contributions au fonds de réserve, etc. Les charges de copropriété sont souvent payées mensuellement et peuvent être réparties entre plusieurs fonds. Les charges sont habituellement déterminées en fonction d’une estimation des coûts annuels d’exploitation de l’ensemble de la copropriété. Le fonds de réserve sert à payer les réparations importantes et le remplacement des parties communes, tels que la réfection de la toiture ou la peinture extérieure de l’immeuble. La réglementation exige que les sommes accumulées dans le fonds de réserve ne servent qu’à payer les dépenses importantes, et non les dépenses urgentes ou non prévues. Un fonds de prévoyance doit être établi en vue de couvrir ce type de dépenses. Tous les propriétaires doivent contribuer au fonds de réserve de manière appropriée. Habituellement, une partie des charges de copropriété de chaque propriétaire est déposée chaque mois dans le fonds de réserve, mais certaines associations pourraient choisir de le faire au moyen de cotisations spéciales tous les trois mois ou deux fois par année. Les associations condominiales ne peuvent pas hypothéquer les parties communes en vue de se procurer de l’argent pour payer les réparations importantes et le remplacement de parties communes; ces dépenses sont habituellement financées à même les contributions au fonds de réserve et les cotisations spéciales seulement. À compter du 1er janvier 2010, toutes les copropriétés doivent avoir un fonds de réserve. Cependant, dans le cas des associations condominiales existant avant le 1er janvier 2010, la loi leur allouera un délai de cinq ans pour constituer un fonds de réserve. Pour les petits ensembles comptant 10 parties privatives et moins, le fonds de réserve doit être équivalent au budget annuel. Pour les grandes associations condominiales de 11 parties privatives et plus, le fonds de réserve doit contenir au moins le montant minimum recommandé par l’étude du fonds de réserve en vue des réparations importantes et des remplacements prévus. Une étude du fonds de réserve est une analyse des réparations importantes et des remplacements prévus qui devront être faits dans l’immeuble de condominiums au cours des 30 années à venir; l’étude est accompagnée d’un budget estimatif qui indique les contributions nécessaires au fonds de réserve. La personne qualifiée qui réalise l’étude du fonds de réserve doit préparer un rapport sur la copropriété. Ce rapport doit comprendre :
Les études du fonds de réserve sont importantes, car elles aident les propriétaires à déterminer le montant qu’ils doivent prévoir pour les dépenses importantes à venir. C’est un peu comme une carte routière qui fournit les détails concernant les estimations des futures dépenses importantes nécessaires à l’entretien de la copropriété. Si le fonds de réserve ne contient pas assez d’argent pour payer une réparation importante ou un remplacement, les propriétaires de condominiums pourraient, suite à une cotisation spéciale, devoir payer des charges additionnelles, qui pourraient être substantielles, afin de couvrir ces frais.
--------- Haut de la page --------- Les associations comptant plus de 10 parties privatives doivent réaliser une étude du fonds de réserve tous les 10 ans et elle doit être mise à jour tous les 3 ans. Les associations qui existaient avant le 1er janvier 2010 auront cinq ans pour faire une étude du fonds de réserve. Pour les nouveaux grands complexes de condominiums (plus de 10 parties privatives) créés en date du 1er janvier 2010, le déclarant devra réaliser l’étude du fonds de réserve avant que son projet soit approuvé. Seule une personne « qualifiée » mentionnée dans le règlement (habituellement un ingénieur ou un évaluateur) peut réaliser une étude du fonds de réserve. Une personne qualifiée serait quelqu’un qui connaît bien :
La responsabilité d’engager un professionnel afin qu’il réalise l’étude du fonds de réserve appartient au conseil ou au déclarant. Dans un nouveau projet, c’est le déclarant qui assume le coût de l’étude du fonds de réserve, puisqu’il s’agit d’une exigence pour obtenir l’approbation du projet. Dans le cas des associations existantes, après l’entrée en vigueur de la loi, le coût de l’étude du fonds de réserve sera payé par les propriétaires; cette dépense peut être payée à même le fonds de réserve. Une association peut créer un fonds de prévoyance pouvant être utilisé aux fins mentionnées dans les règlements administratifs. Ce fonds sert habituellement à payer les dépenses imprévues telles que les réparations urgentes qui n’ont pas été prévues dans le budget d’exploitation ou pour couvrir le manque à gagner du budget d’exploitation à la fin de l’année, si nécessaire. En cas d’événements imprévus tels qu’une augmentation considérable des coûts de chauffage ou une réparation importante à faire, il se peut qu’il y ait un manque à gagner dans le budget d’exploitation (des charges de copropriété) ou dans le fonds de réserve. Lorsque cela se produit, il se peut que chaque propriétaire ait à payer des charges additionnelles sous la forme d’une cotisation spéciale ou d’une augmentation des charges de copropriété pendant une période définie.
--------- Haut de la page --------- L’achat d’un condominium
Avant d’acheter un condominium, vous devez savoir comment le complexe est géré et financé, de manière à ce que vous puissiez prendre une décision en toute connaissance de cause. Assurez-vous de comprendre ce dont vous serez propriétaire. Il existe plusieurs types d’aménagements de condominiums et, selon le type que vous choisirez, cela peut avoir une incidence sur le genre de renseignements qui seront disponibles aux fins d’examen.
Selon les possibilités mentionnées ci-dessus, différents documents peuvent vous être fournis et il est important que vous les lisiez ou que vous demandiez un avis juridique. Outre les questions habituelles lors de l’achat de n’importe quelle propriété, voici quelques questions supplémentaires qu’il serait bon que vous posiez lorsque vous envisagez l’achat d’un condominium :
Si vous achetez un condominium auprès d’un promoteur, dans le cadre d’un contrat de prévente, lisez les documents attentivement et assurez-vous de savoir quels travaux restent à faire dans l’aménagement de condominiums et quelles sont les dates prévues de la fin des travaux. Avant d’acheter, le promoteur doit vous fournir une copie des documents suivants :
--------- Haut de la page --------- Il arrive parfois que des projets de condominiums soient aménagés par étape, sur une période de temps. Si vous achetez une partie privative dans une propriété en aménagement par étape, vous devriez examiner les conditions contenues dans la divulgation des renseignements concernant l’aménagement par étape qui doit être incluse dans la déclaration. Assurez-vous de comprendre parfaitement les conséquences pour vous des éléments compris dans la divulgation. La divulgation devra comprendre :
Lorsque vous achetez votre condominium du propriétaire de la partie privative, vous devriez demander, par écrit, un certificat de préclusion à l’association ou au propriétaire. Assurez-vous de bien lire et comprendre les documents fournis avant de finaliser votre offre d’achat. L’association condominiale doit, dans les 10 jours, vous fournir ou fournir au propriétaire qui en a fait la demande le certificat et les documents d’accompagnement. La loi précise quel doit être le contenu du certificat. Pour plus de détails, lisez la réponse à la question 27. La plupart du temps, le vendeur, l’agent immobilier, l’association condominiale ou votre avocat peuvent vous aider à obtenir ces documents. C’est une bonne idée de parler aux gens qui possèdent une partie privative dans le complexe où vous envisagez d’acheter un condominium, ainsi qu’au gestionnaire ou à un membre du conseil d’administration. Toutes ces personnes peuvent vous transmettre des renseignements précieux relativement à la propriété d’une partie privative et à la vie dans le complexe, ainsi que des détails concernant la façon dont l’association condominiale est gérée. Un certificat de préclusion est une déclaration signée, émanant de l’association condominiale qui atteste que la documentation qu’elle vous a fournie ou qu’elle a fournie au propriétaire est exacte. Il est important que l’acheteur demande un certificat. Le certificat de préclusion vous indique :
L’association peut exiger des frais pour la délivrance du certificat. Une convention d’achat-vente est un contrat en vertu duquel une partie consent à vendre et l’autre à acheter une propriété. Le vendeur peut être le déclarant ou le propriétaire actuel de la partie privative. La convention d’achat-vente devra inclure différents documents selon qui est le vendeur. Pour plus de détails, lisez la réponse à la question 24 et/ou à la question 26. C’est une bonne idée de consulter un avocat avant de signer une convention d’achat-vente, afin que vous soyez bien informé au sujet des dispositions de la convention et de vous assurer qu’aucune surprise n’est susceptible de surgir. Dans le cas d’une convention d’achat-vente entre un déclarant et un acheteur, l’acheteur peut annuler la convention d’achat-vente pour les raisons mentionnées dans la loi, pendant la période de 10 jours communément appelée « période de réflexion ». D’autres conditions pourraient s’appliquer si elles sont inscrites dans ce contrat.
--------- Haut de la page --------- La vie dans un condominium Lorsque vous êtes propriétaires d’une partie privative dans un condominium, vous avez le droit de :
À titre de propriétaire d’une partie privative dans un condominium, vous avez les responsabilités suivantes :
Chaque copropriété est régie par des règlements administratifs et des règles qui lui sont propres et exclusifs. Ces règles et règlements sont nécessaires afin de s’assurer que les condominiums sont correctement exploités et entretenus, ainsi que pour définir les droits et obligations des propriétaires individuels. Les règlements administratifs font partie des documents enregistrés (avec la déclaration et l’état descriptif) et il est plus difficile de les modifier, alors que les règles ont tendance à être adoptées à la discrétion du conseil d’administration et peuvent être modifiées plus facilement. En ce qui a trait aux règlements administratifs concernant les propriétaires individuels, il se peut que des condominiums imposent des restrictions relativement au nombre d’occupants par partie privative, aux animaux, au bruit, au stationnement et au moment où certains équipements peuvent être utilisés. Plusieurs condominiums ont des règles sévères concernant la modification de l’espace à l’intérieur d’une partie privative ou de son apparence. De plus, il se pourrait que vous deviez obtenir la permission du conseil d’administration de la copropriété avant de : changer les appareils d’éclairage extérieurs, installer une antenne parabolique, ajouter une nouvelle gloriette, installer des climatiseurs dans les fenêtres et, en particulier, faire des modifications pouvant altérer la structure ou la sécurité de l’immeuble. Les propriétaires individuels de condominium pourraient être obligés d’être présents aux réunions du condominium ou de siéger au conseil d’administration ou dans des comités. Tous les condominiums exigent le paiement des charges mensuelles de copropriété. Il y aura également des cotisations obligatoires au fonds de réserve, en vue de couvrir des réparations importantes et imprévues aux parties communes du condominium. Habituellement, les propriétaires ne peuvent pas modifier les parties communes sans la permission écrite de l’association condominiale. Vous pouvez toujours louer votre condominium, mais lisez la déclaration et les règlements administratifs afin de vous assurer d’avoir tous les détails. Lorsque vous voulez louer à quelqu’un d’autre, vous devez habituellement aviser l’association par écrit de votre intention, et lui transmettre votre future adresse et le montant du loyer mensuel. Certains aménagements de condominiums ne permettent que les baux à long terme, alors que d’autres acceptent des locations à la nuitée. Les modalités sont définies dans la déclaration. En louant, vous devenez un locateur et vous devez vous conformer à la Loi sur la location de locaux d’habitation. Un bail est exigé et certaines conditions s’appliqueront à votre locataire. Personne ne peut entrer dans votre partie privative sans votre permission ou sans vous en avoir donné un avis approprié, à moins qu’il ne s’agisse d’une urgence. Une urgence comprend l’alimentation en eau, en électricité et en chauffage et tout autre service qui pourrait avoir des conséquences pour les autres propriétaires. S’il n’y a pas d’urgence, vous avez droit à un préavis d’au moins 48 heures avant que quelqu’un puisse entrer dans votre partie privative pour faire une réparation ou corriger un problème. Les heures d’entrée sont de 8 h à 20 h, du lundi au vendredi. L’association condominiale ne paie pas d’impôt foncier. Chaque propriétaire paie l’impôt foncier sur sa partie privative, plus celui qui correspond au pourcentage des parties communes qui lui est assigné. Les montants ne sont pas nécessairement détaillés sur le compte d’impôt foncier. Le montant actuel d’impôt foncier doit être indiqué dans les documents d’achat. C’est une bonne idée de revérifier auprès des autorités municipales afin d’obtenir une confirmation du montant de l’impôt foncier. Certaines municipalités du Nouveau-Brunswick ne fournissent pas de services aux condominiums tels que le déneigement ou la collecte des ordures. Les coûts de ces services seront alors payés à même les charges de copropriété des propriétaires.
--------- Haut de la page --------- Les activités quotidiennes d’entretien et de réparation des parties communes (c.-à-d. le terrain, les halls d’entrée, la toiture, les murs extérieurs, les terrasses, les patios et les portes) sont gérées par le conseil d’administration au nom de l’association condominiale. Certaines associations choisissent de confier ces tâches à un gestionnaire permanent. Chaque propriétaire paie sa part de ces coûts au moyen des charges mensuelles de copropriété. Les tâches d’entretien assumées par l’association condominiale peuvent comprendre :
Chaque propriétaire a la responsabilité de faire toutes les réparations à l’intérieur de sa partie privative. Les tâches d’entretien assumées par le propriétaire d’une partie privative peuvent comprendre :
S’il survient un différend entre un propriétaire, un promoteur ou un employé de l’association et une autre personne, les personnes concernées doivent se parler et tenter de résoudre le problème. Si le conflit concerne les règlements administratifs, la loi, les règlements ou l’association, une plainte écrite peut être déposée auprès du conseil d’administration. On peut faire appel à la médiation ou à l’arbitrage à titre de solution de rechange à une action en justice, si le différend demeure non résolu.
--------- Haut de la page --------- La création d’un condominium La déclaration est un document qui crée l’association condominiale. Ce document crée les parties privatives, ainsi que les parties communes. Il attribue les responsabilités en ce qui a trait à la réparation et à l’entretien des parties privatives et des parties communes, énonce les dispositions régissant l’occupation et l’usage du condominium, précise quels sont les dépenses communes et l’intérêt proportionnel de chaque propriétaire dans les parties communes, et détaille le pourcentage des dépenses communes globales assigné à chaque propriétaire. L’état descriptif est une combinaison de plusieurs choses : un plan d’arpentage, des plans de construction et les détails concernant les limites de chaque partie privative. Les propriétés condominiales sont maintenant réparties dans les catégories suivantes :
Le processus d’approbation comprend plusieurs étapes :
Les droits à acquitter par les promoteurs entreront en vigueur le 1er janvier 2010, et ils varieront de 1 300 $, pour un aménagement formé de deux parties privatives, à 20 500 $ pour un aménagement comptant 50 parties privatives et plus. Les droits prescrits pour l’examen et l’approbation de documents seront établis de la façon suivante :
Remarque : tous les droits d’enregistrement en vertu de la Loi sur l’enregistrement foncier s’ajoutent aux droits à acquitter pour l’approbation.
--------- Haut de la page --------- Les droits acquittés pour l’approbation serviront à couvrir directement les coûts de la nouvelle loi et de son cadre d’application, ainsi qu’au maintien d’une base de données d’administrateurs et au paiement du salaire d’un directeur des propriétés condominiales et des employés de soutien chargés de superviser ce programme. La loi prévoit que lorsque vous achetez un condominium auprès d’un promoteur (également appelé le déclarant), vous bénéficiez d’une période de réflexion de 10 jours à partir du jour où vous recevez une copie de la convention d’achat-vente signée et tous les documents exigés par la réglementation. Pendant cette période, vous pouvez consulter un avocat et obtenir un avis concernant la convention d’achat-vente. À tout moment au cours de cette période de 10 jours, vous pouvez annuler la convention d’achat-vente et vous retirer de la transaction. Pour annuler la vente, vous devez donner un avis écrit au vendeur avant l’échéance de la période de réflexion de 10 jours. Le vendeur doit rembourser rapidement tous les montants qu’il a reçus de l’acheteur, sans intérêt, sans déduire de frais. Cette période de réflexion est obligatoire dans le cas de ventes faites par un déclarant, mais elle peut également être appliquée par l’association des courtiers immobiliers ou par tout autre vendeur dans le cadre de toute convention d’achat-vente dans la province, étendant ainsi la portée de cette protection des consommateurs à un plus large éventail d’acheteurs dans la province. États financiers Oui. Toutes les associations doivent faire préparer des états financiers annuels qui présentent ses actifs et passifs, ainsi que ses revenus et dépenses. Au moins 10 jours avant l’assemblée générale annuelle des propriétaires, l’association doit déposer auprès du directeur des propriétés condominiales une copie de ses états financiers, et en poster ou remettre une copie à chaque propriétaire. Si le complexe de condominiums compte plus de 10 parties privatives, une personne qualifiée (habituellement un comptable) doit examiner les états financiers avant qu’ils soient transmis au directeur.
--------- Haut de la page --------- Assurance pour l’association condominiale
Oui, et cette preuve doit être soumise notamment : L’assurance doit porter sur la responsabilité qu’a l’association de réparer les parties privatives et les parties communes qui ont subi des dommages à la suite d’un incendie, ainsi que sur d’autres risques mentionnés dans les déclarations ou les règlements administratifs. Cette obligation est énoncée à l’article 50(1) de la Loi. Il est très important pour l’association d’examiner ces documents avec l’aide d’un courtier d’assurances afin d’établir ce à quoi s’applique la police d’assurance de base.
La portion du coût de l’assurance achetée par l’association condominiale est habituellement comprise dans les frais mensuels de l’association et est prise à partir des fonds d’exploitation. Vous pouvez vérifier cela avec l’association condominiale. Lors de la première assemblée de l’association condominiale, il y a souvent des malentendus sur la nécessité d’obtenir une estimation du coût de l’assurance pour un nouveau condominium. On croit souvent que les frais du promoteur sont un indice du coût de remplacement du condominium et qu’une estimation du coût de l’assurance n’est pas nécessaire. Si une propriété condominiale est assurée en fonction de ses frais de construction, il se peut qu’elle soit insuffisamment assurée ou surassurée. L’estimation du coût de l’assurance devrait être effectuée à intervalles réguliers, par exemple préalablement à tout renouvellement de la police d’assurance. Et ce, pour une raison très simple : en cas de sinistre majeur où la propriété subit des dommages considérables et où la protection offerte par l’assurance s’avère insuffisante, d’où proviendront les fonds nécessaires à la réparation ou au remplacement de ce qui aura été endommagé? Les propriétaires pourraient alors être tenus de payer des frais de cotisation élevés pour la réparation ou le remplacement de leur propriété endommagée.
--------- Haut de la page --------- Assurance pour le propriétaire d’une partie privative
Les propriétaires de parties privatives devraient, en fait, songer à se procurer une assurance, particulièrement en ce qui concerne l’assurance-responsabilité. La Loi exige uniquement que l’association condominiale obtienne une assurance, mais à titre de propriétaire d’une partie privative, il se pourrait que vous soyez tenu d’avoir une assurance dans les cas suivants : En ce qui a trait à sa propriété, le propriétaire devrait assurer les améliorations à sa partie privative, y compris celles qui ont été installées par un propriétaire précédent, ainsi que tous ses effets personnels. Vous devez bien vous renseigner sur votre déclaration, ainsi que sur les règlements administratifs et la police d’assurance de base, et en fournir des copies à votre agent ou courtier d’assurances afin d’éliminer toute possibilité de lacune dans votre protection individuelle ou de dédoublement de l’assurance détenue par l’association condominiale. La police d’assurance de base ne s’applique pas aux structures du condominium, et c’est pourquoi, à titre de propriétaire de condominium, vous seriez bien avisé d’assurer toute structure sur le condominium. De plus, comme pour tout autre type de condominium, vous devriez vous procurer une police d’assurance-responsabilité. Les associations condominiales sont responsables de l’entretien des parties communes, tels les toits, les aires de stationnement, les trottoirs, les entrées, etc. Ainsi, puisque le déneigement des aires de stationnement relève de l’association condominiale, une blessure à la suite d’une chute subie par l’un des propriétaires ou par un visiteur pourrait entraîner la responsabilité de l’association. De même, si un tuyau éclate dans les murs des parties communes ou s’il y a une fuite dans les fondations de l’une des parties privatives, l’association pourrait être tenue responsable des dommages subis par les propriétaires. Non, seules les associations condominiales sont tenues de fournir une preuve d’assurance. Assurance pour le locataire d’un condominium À titre de locataire, vous seriez bien avisé de comprendre la police d’assurance que détient le propriétaire du condominium.
--------- Haut de la page --------- Autres questions d’ordre général sur l’assurance
Si des parties privatives ou communes sont endommagées, la police d’assurance de l’association condominiale s’appliquera et l’association versera le montant de la franchise.
Le rôle du fiduciaire d’assurances consiste surtout à protéger les intérêts des prêteurs hypothécaires et des propriétaires. En cas de réclamation importante, un chèque est remis au fiduciaire d’assurance pour veiller à ce que ces fonds ne soient utilisés que pour les dommages couverts par la police d’assurance. Vous devriez en fournir un exemplaire à votre propre agent ou courtier d’assurances, afin que ce dernier soit en mesure d’évaluer ce qui est couvert par la police d’assurance de base et ce que vous devez personnellement assurer, sinon vous courez le risque de payer deux fois pour la même assurance ou d’être sous-assuré.
--------- Haut de la page --------- Assurance pour les administrateurs, dirigeants et bénévoles
La Loi sur la propriété condominiale n’exige pas que les administrateurs et dirigeants du conseil d’administration détiennent une assurance-responsabilité. Celle-ci est facultative dans la plupart des provinces, dont le Nouveau-Brunswick. C’est là une question très importante et c’est pourquoi nous recommandons fortement au conseil d’administration de consulter un agent et un courtier en assurances sur le type de protection offert. Le conseil d’administration devrait également discuter avec ses avocats des conséquences juridiques liées à l’absence d’assurance convenable, ainsi que de la protection dont le conseil a légalement besoin. Vous pourriez, en effet, faire l’objet de poursuites à titre d’administrateur ou de dirigeant d’une association condominiale, dû à une omission ou une erreur. Vous devez donc bien comprendre le risque que vous courez à cet égard, ainsi que la mesure dans laquelle l’assurance pourrait répondre à vos préoccupations à titre d’administrateur ou de dirigeant du conseil d’administration. Il suffit parfois simplement, en fonction du niveau de risque lié aux tâches qu’effectuent les comités et les bénévoles, de procurer au courtier d’assurances la liste de ces comités et bénévoles et du rôle prévu pour chacun d’entre eux. Adressez-vous à votre fournisseur d’assurances pour obtenir plus de précisions sur votre police d’assurance et pouvoir ainsi décider si vous devez faire des ajouts à cette police, en plus d’augmenter vos primes, afin que vos bénévoles soient protégés par cette assurance.
--------- Haut de la page --------- |
| © 2010 Service Nouveau-Brunswick | ![]() |
![]() |